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Le blog de la consommation collaborative

13 février 2012

Plateforme de la consommation collaborative ou comment trouver de l’information et de la mise en relation vers des sites internet qui proposent de nouvelle façon de faire… acheter groupés, échanger, troquer, donner, louer bref consommer autrement….

Les 100 sites de consommation

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Mobilisation samedi 11 février contre l’ACTA – Accord commercial anti-contrefaçon

8 février 2012

Article parut dans Libération par Romain Gaillard

« L’accord international de lutte contre la contrefaçon, l’ACTA, a été signé jeudi 26 janvier à Tokyo par les représentants de 22 pays européens ainsi que par ceux de l’Union européenne et de douze autres pays. Ce texte négocié dans le plus grand secret depuis plus de 5 ans devrait être soumis au vote du Parlement européen en juin, pour une ratification qui devrait donner lieu à quelques débats enflammés. Les partis S&D et les Verts Européens dénoncent la « mascarade » et annoncent qu’ils ne voteront pas ce texte, alors que le PPE (droite, majoritaire) se félicite de ce « bouclier pour l’économie européenne ». Et si une majorité se dégage, elle sera faible. Mais une fois signé, la vocation du texte est d’être ratifié et, s’agissant d’un traité mixte, traduit en droit interne par les législateurs des pays membres.

« Je tiens à dénoncer de la manière la plus vive l’ensemble du processus qui a conduit à la signature de cet accord : non association de la société civile, manque de transparence depuis le début des négociations, reports successifs de la signature du texte sans qu’aucune explication ne soit donnée, mise à l’écart des revendications du Parlement européen pourtant exprimées dans plusieurs résolutions de notre assemblée. » Rapporteur démissionnaire du texte, Kader Arif (S&D, opposition) n’a pas de mots assez durs pour qualifier la voie choisie par les négociateurs. Il déplore la procédure accélérée par laquelle le PPE a coupé court au débat, et pose trois questions sur le fond du traité :« […] Son impact sur les libertés civiles, les responsabilités qu’il fait peser sur les fournisseurs d’accès à internet, les conséquences sur la fabrication de médicaments génériques ou le peu de protection qu’il offre à nos indications géographiques. » Il condamne la remise en cause par ACTA de la possibilité laissée aux pays émergents par les accords TRIPS de produire des médicaments tombés dans le domaine public : la substance du texte ferait naître une insécurité juridique dans le secteur du commerce international de génériques, l’article 16 permettant aux ayants droit de faire « suspendre la mise en libre circulation de marchandises suspectes » sans préciser à quelles conditions (mais sur ce dernier point, la France assure que des mesures de sauvegardes ont été prises en excluant les brevets du chapitre mesures aux frontières).

Du coté des Verts, les blocages sont, à de sensibles différences près, les mêmes. « Cet accord renforce le pouvoir des grands groupes comme Monsanto ou Microsoft face aux agriculteurs ou aux créateurs de logiciels libres. » On insiste sur le fait qu’il aboutit à la « marchandisation du vivant », à sa « brevetabilité », que les lobbies agro-industriels et pharmaceutiques ont eu voix au chapitre alors que la société civile n’était pas représentée à la table des négociations. Un recours pourrait être introduit devant la Cour de justice des Communautés européennes, à l’initiative du parti des Verts Européens. Les associations et autres acteurs non-institutionnels ne sont pas en reste. ActUp proteste et lance une campagne de mobilisation (du 6 au 10 février) contre les négociations entre l’Inde et l’UE, au cours desquelles le gouvernement indien est fortement incité à rejoindre le traité ACTA alors que celui-ci risque de nuire aux intérêts des malades. L’ONG Reporters sans frontières juge que son adoption pourrait menacer la liberté d’expression et d’information.

Le traité ACTA, en s’attaquant aux contenus multimédias en ligne, a soulevé un tollé et de vives oppositions à travers les pays concernés. L’ambassadrice de Slovénie au Japon, obéissant à sa mission de représentation, a signé le texte, avant d’admettre sur sa page Facebook qu’il s’agissait d’une « négligence civique ». Dans un communiqué publié sur Internet, elle présente des excuses publiques, expliquant avoir « failli à son devoir citoyen en accomplissant sa tâche officielle », opposant ainsi ses convictions personnelles et son mandat d’ambassadeur. Elle reconnait par ailleurs avoir signé sans vraiment comprendre la portée du texte, et regrette un texte qui « limite la liberté d’entreprise sur le plus grand et le plus important réseau dans l’histoire de l’humanité ».

En Pologne, pays dans lequel l’opposition au projet est la plus forte, des manifestations rassemblant des milliers de personnes ont entouré la signature du traité. Le ministre du numérique Michal Boni a proposé sa démission au premier ministre Donald Tusk qui l’a refusée. Le chef du gouvernement a fini par annoncer que si il s’avérait être « un danger pour la liberté », le texte ne serait pas ratifié, mais sans donner de garanties.

En France, malgré des manifestations dans plusieurs villes et la menace de nouvelles actions de piratage informatique sous la bannière Anonymous, le gouvernement assume le texte signé, vante même ses avancées et les garanties offertes aux libertés publiques. Au quai d’Orsay, on l’affirme : « Cet accord ne porte aucunement atteinte aux libertés individuelles. […] La France s’est par ailleurs mobilisée pour que cet accord soit négocié de manière aussi transparente que possible ».

L’accord sera probablement voté en catimini au Parlement Européen en juin par la majorité PPE, mais aura beaucoup plus de mal à passer discrètement dans les pays signataires. Les opposants chercheront sans aucun doute à cette occasion à mobiliser les citoyens et faire plier leurs représentants dans le sens d’une nouvelle négociation du texte.

Donc mobilisation générale samedi 11…. pour connaître les lieux de rassemblement, c’est ICI

Pour + d’infos voir le site traite acta

Rudolf Rocker… d’actualité

3 février 2012

« Le sinistre développement de notre système économique actuel, qui conduit à une formidable accumulation de la richesse entre les mains de minorités privilégiées et à un appauvrissement constant de la grande masse des gens […] a sacrifié l’intérêt général de la société humaine aux intérêts privés d’individus et il a de la sorte systématiquement mis à mal les relations entre les êtres humains.
Les gens ont oublié que l’industrie n’est pas une fin en soi et qu’elle ne doit être qu’un moyen pour assurer aux humains leur subsistance matérielle et leur permettre d’accéder aux bienfaits de la haute culture intellectuelle. Le règne de l’impitoyable despotisme économique commence là où l’industrie est tout et l’être humain n’est rien et il est aussi désastreux que n’importe quel despotisme politique.  Les deux proviennent de la même source et s’alimentent mutuellement. »

Un extrait du livre ci-dessous qui date de 1938 ! À lire…

La philanthropie, ennemie de la justice ?

1 février 2012

C’est un article du Guardian qui met les pieds dans le plat et qui ouvre, enfin ou on l’espère, la possibilité d’un débat sur la philanthropie. Plus généralement, il offre l’opportunité de s’interroger sur les conséquences sociétales des contributions privées des individus, et plus largement aussi sur celles des entreprises dans des projets et actions de la société civile (via le mécénat).

Les engagements privés sont de plus en plus sollicités, ils complètent ou remplacent les financements publics. Si l’on peut constater le développement  de ces pratiques, soutenues par l’État grâce à une législation fiscale avantageuse, il n’en demeure pas moins que le débat devient indispensable et urgent.

Les philanthropes pour quoi, pour qui, et comment ?

Limiter les engagements philanthropiques, non ! Les encadrer oui !

Lire l’article de Gaël Giraud et Cécile Renouard

Les Économistes Atterrés : nouvelle contribution

18 janvier 2012

Ils sont économistes et ils sont atterrés. Ils pensent que d’autres politiques économiques sont possibles.

Les Économistes Atterrés” est un collectif de chercheurs, universitaires et experts en économie, regroupés, avec d’autres citoyens non économistes, en une association créée le 22 février 2011 et dont l’action consiste à impulser la réflexion collective et l’expression publique des économistes qui ne se résignent pas à la domination de l’orthodoxie néo-libérale.

Leur action se traduit par des publications (notes, articles, communiqués, livres) et des interventions lors de réunions publiques, dans les médias qui les sollicitent, afin de proposer des alternatives aux politiques d’austérité préconisées par les gouvernements actuels.

Ils se sont fait connaître à l’automne 2010 en publiant un Manifeste d’économistes atterrés, dans lequel ils faisaient une présentation critique de dix postulats qui continuent à inspirer chaque jour les décisions des pouvoirs publics partout en Europe, malgré les cinglants démentis apportés par la crise financière et ses suites, et face auxquels ils mettaient en débat vingt-deux contre-propositions.

Ils publient aujourd’hui Changer d’économie ! Nos propositions pour 2012….

Entrez dans le débat citoyen ICI.

Où sont les femmes ?

17 janvier 2012

Par laboratoiredelegalite

Michelin en Inde

17 janvier 2012

Source sauvons la forêt

« Le village de Thervoy Kandigai, à 50 km au nord de Chennai (autrefois Madras) est entouré de pâturages, de forêts denses, de rizières et de lacs. Ses habitants ont un besoin vital de la forêt car ils y trouvent plantes médicinales (jusqu’à 150 espèces), fruits et légumes sauvages forts bienvenus quand le riz se fait rare pendant les périodes de sécheresse. La forêt joue aussi un rôle primordial car elle piège l’eau qui sert à l’irrigation de plus de 2.000 hectares de terres dans les 13 villages autours de Thervoy et à remplir 10 bassins et réservoirs dans cette zone.

Les habitants de la région ont bien sûr conscience de ce qu’entrainerait le défrichement de forêt nécessaire au projet d’usine porté par Michelin India et bénéficiant du consentement des autorités fédérales indiennes: la fin de leurs moyens de subsistance. Anbhazhgan, un ancien responsable du village déclare révolté : « Qu’ils nous prennent nos maisons, mais pas notre forêt. Personne n’a le droit de détruire la forêt . »

Madhumita Dutta, de l’ONG indienne The Other Media relate et relaie les actions des villageois. Depuis 2 ans, le village se bat avec ses armes: manifestations et grèves de la faim. Les réponses sont policières: coups de bâtons et arrestations pour les manifestants, clôture et garde surveillée pour la forêt. Surmontant le grillage autour de la forêt en cours de défrichement, un panneau de Michelin dit: « Michelin – A better way forward » (en français: Michelin – Une meilleure façon d’avancer). Malgré ses provocations, Michelin devrait se méfier car celle qui se fait appeler Madhu avait fortement contribué en son temps à faire renvoyer en France le porte-avions Clemenceau, rempli d’amiante.

Annie Thébaud-Mony, présidente de l’association Henri-Pézerat a déclaré de son côté dans un article de Fabrice Nicolino paru dans le journal hebdomadaire Charlie Hebdo du 14 septembre dernier: « Michelin s’attaque en Inde au droit d’une communauté à survivre, ni plus ni moins. Car vous vous doutez bien qu’en détruisant la forêt, les sources et les pâturages de ce village on détruit du même coup ses conditions d’existence. Il n’y a pas de fatalité, et je lance un appel à la mobilisation générale contre Michelin. (…) Qu’ils arrêtent les travaux ! Quand nous avons commencé notre combat contre le démantèlement du Clemenceau en Inde, on nous riait au nez. Et nous avons gagné. La bataille ne fait que commencer. »

* voir la vidéo ICI

* signer la pétition ICI

* mobilisation sur facebook ICI