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La philanthropie, ennemie de la justice ?

1 février 2012

C’est un article du Guardian qui met les pieds dans le plat et qui ouvre, enfin ou on l’espère, la possibilité d’un débat sur la philanthropie. Plus généralement, il offre l’opportunité de s’interroger sur les conséquences sociétales des contributions privées des individus, et plus largement aussi sur celles des entreprises dans des projets et actions de la société civile (via le mécénat).

Les engagements privés sont de plus en plus sollicités, ils complètent ou remplacent les financements publics. Si l’on peut constater le développement  de ces pratiques, soutenues par l’État grâce à une législation fiscale avantageuse, il n’en demeure pas moins que le débat devient indispensable et urgent.

Les philanthropes pour quoi, pour qui, et comment ?

Limiter les engagements philanthropiques, non ! Les encadrer oui !

Lire l’article de Gaël Giraud et Cécile Renouard

Les Économistes Atterrés : nouvelle contribution

18 janvier 2012

Ils sont économistes et ils sont atterrés. Ils pensent que d’autres politiques économiques sont possibles.

Les Économistes Atterrés” est un collectif de chercheurs, universitaires et experts en économie, regroupés, avec d’autres citoyens non économistes, en une association créée le 22 février 2011 et dont l’action consiste à impulser la réflexion collective et l’expression publique des économistes qui ne se résignent pas à la domination de l’orthodoxie néo-libérale.

Leur action se traduit par des publications (notes, articles, communiqués, livres) et des interventions lors de réunions publiques, dans les médias qui les sollicitent, afin de proposer des alternatives aux politiques d’austérité préconisées par les gouvernements actuels.

Ils se sont fait connaître à l’automne 2010 en publiant un Manifeste d’économistes atterrés, dans lequel ils faisaient une présentation critique de dix postulats qui continuent à inspirer chaque jour les décisions des pouvoirs publics partout en Europe, malgré les cinglants démentis apportés par la crise financière et ses suites, et face auxquels ils mettaient en débat vingt-deux contre-propositions.

Ils publient aujourd’hui Changer d’économie ! Nos propositions pour 2012….

Entrez dans le débat citoyen ICI.

Où sont les femmes ?

17 janvier 2012

Par laboratoiredelegalite

Michelin en Inde

17 janvier 2012

Source sauvons la forêt

« Le village de Thervoy Kandigai, à 50 km au nord de Chennai (autrefois Madras) est entouré de pâturages, de forêts denses, de rizières et de lacs. Ses habitants ont un besoin vital de la forêt car ils y trouvent plantes médicinales (jusqu’à 150 espèces), fruits et légumes sauvages forts bienvenus quand le riz se fait rare pendant les périodes de sécheresse. La forêt joue aussi un rôle primordial car elle piège l’eau qui sert à l’irrigation de plus de 2.000 hectares de terres dans les 13 villages autours de Thervoy et à remplir 10 bassins et réservoirs dans cette zone.

Les habitants de la région ont bien sûr conscience de ce qu’entrainerait le défrichement de forêt nécessaire au projet d’usine porté par Michelin India et bénéficiant du consentement des autorités fédérales indiennes: la fin de leurs moyens de subsistance. Anbhazhgan, un ancien responsable du village déclare révolté : « Qu’ils nous prennent nos maisons, mais pas notre forêt. Personne n’a le droit de détruire la forêt . »

Madhumita Dutta, de l’ONG indienne The Other Media relate et relaie les actions des villageois. Depuis 2 ans, le village se bat avec ses armes: manifestations et grèves de la faim. Les réponses sont policières: coups de bâtons et arrestations pour les manifestants, clôture et garde surveillée pour la forêt. Surmontant le grillage autour de la forêt en cours de défrichement, un panneau de Michelin dit: « Michelin – A better way forward » (en français: Michelin – Une meilleure façon d’avancer). Malgré ses provocations, Michelin devrait se méfier car celle qui se fait appeler Madhu avait fortement contribué en son temps à faire renvoyer en France le porte-avions Clemenceau, rempli d’amiante.

Annie Thébaud-Mony, présidente de l’association Henri-Pézerat a déclaré de son côté dans un article de Fabrice Nicolino paru dans le journal hebdomadaire Charlie Hebdo du 14 septembre dernier: « Michelin s’attaque en Inde au droit d’une communauté à survivre, ni plus ni moins. Car vous vous doutez bien qu’en détruisant la forêt, les sources et les pâturages de ce village on détruit du même coup ses conditions d’existence. Il n’y a pas de fatalité, et je lance un appel à la mobilisation générale contre Michelin. (…) Qu’ils arrêtent les travaux ! Quand nous avons commencé notre combat contre le démantèlement du Clemenceau en Inde, on nous riait au nez. Et nous avons gagné. La bataille ne fait que commencer. »

* voir la vidéo ICI

* signer la pétition ICI

* mobilisation sur facebook ICI

Revenu de base inconditionnel pour tous …

16 janvier 2012

Un film essai à voir ICI….

« Le revenu, c’est comme l’air sous les ailes de l’oiseau. Avec le revenu de base, le revenu devient un droit civil. – Bienvenue sur terre!“ …C’est avec ces mots que commence le film.

Avec une question : Est-ce que ça peut marcher ?

Le revenu de base ou encore  allocation universelle, revenu de citoyenneté, ou bien dividende social – un revenu inconditionnel qui garantit à chacun un standard de vie minimal.

« Un revenu de base est un revenu alloué inconditionnellement à tout être humain sur une base individuelle, et sans conditions de revenu ou de travail. Il s’agit d’une forme de revenu minimum garanti qui diffère de ceux qui existent en divers pays d’Europe en trois aspects importants :

  • Il est payé aux individus et non aux foyers (ménages)
  • Il est payé sans tenir compte de toute autre source de revenu
  • Il est payé sans qu’il y ait exigence d’effectuer un travail, ni obligation d’accepter un travail.»

Un film plaidoyer qui bouscule les idées reçues et ouvre des perspectives et des champs d’actions innovants face à ce que nous constatons tous les jours : la fin de la société du plein-emploi et la déstabilisation générale du travail salarié.

Le revenu de base questionne les possibles d’une société  à construire…ou l’activité remplace le travail …..

A voir absolument…. et à militer pour l’avenir ….. 2012 l’année de tous les possibles ….

 

Public eye Awards 2012

13 janvier 2012

Comme chaque année en janvier, est établit par la Déclaration de Berne (DB) et Pro Natura, une shortlist des entreprises les plus irresponsables de l’année afin de les dénoncer ouvertement, en prévision du World Economic Forum de Davos. Elles sont choisies pour leurs mauvaises conditions de travail, pour leurs atteintes à l’environnement, pour leurs manque de transparence ou parce qu’elles n’assument pas leurs responsabilités sociales d’entreprise. De cette manière les entreprises choisies ressentent le poids de la société civile. Une façon de mettre en lumière les comportements irresponsables de ces entreprises au niveau international.

Pour cette année les nominés sont :

  1. La banque barclays, qui fait grimper le prix des produits alimentaires aux dépens des plus pauvres.
  2. Freeport McMoran, compagnie minière qui exploite la plus grande mine d’or et de cuivre du monde sans se soucier de la nature et des habitants. (Site internet : www.fcx.com)
  3. Samsung le plus riche conglomérat de Corée du Sud utilise dans ses usines des produits hautement toxiques, parfois même interdits, sans protéger ni informer les ouvriers.(Site Internet: www.samsung.com)
  4. Syngeta, le plus grand producteur agrochimique mondial écoule de nombreux produits hautement toxiques qui nuisent à l’être humain et à l’environnement.(Site Internet: www.syngenta.com)
  5. Tepco, la plus grande compagnie d’électricité du Japon, a négligé la sécurité de ses centrales nucléaires, pour des  raisons de coûts (Site Internet: www.tepco.co.jp)
  6. Vale, est la deuxième plus grande entreprise du Brésil, premier producteur de minerai de fer mondial. Avec le projet de construction du barrage de Belo Monte en Amazonie, ce sont 40 000 personnes qui vont être obligées de quitter leur lieu de vie. Les peuples concernés n’ont aucun droit. (Site Internet:  www.vale.com).

Alors votez et faites circuler l’info  …

Le monde selon Gates

9 janvier 2012

Un documentaire diffusé sur envoyé spécial le 5 janvier

A voir …. A réfléchir….

Des idées qui font du lien, Mural Art Programm, dialogue et transformation des espaces publics urbains

5 janvier 2012

La ville de Philadelphie, avec le projet  Mural Arts Program unit les artistes et les communautés dans des projets collaboratifs autour de la peinture murale, et ce afin de créer un art qui transforme les espaces publics et les vies individuelles.

Des tisseurs de liens….

US – Biodiversité : un nouveau rapport publié par « les hommes du Président »

5 janvier 2012

John Holdren, directeur du Bureau pour la Politique Scientifique et Technique de la Maison Blanche (OSTP), présentait au Heinz Center le 28 octobre 2011 un rapport sur l’état de la biodiversité et des écosystèmes aux Etats-Unis, paru en juillet dernier [2].

Réalisé par le Groupe des Conseillers Scientifiques du Président (PCAST) dont Holdren est co-président et intitulé « Conserver le capital environnemental : protéger la société et l’économie », le rapport consiste en une mise à jour d’un rapport de référence paru en 1998 sous la présidence de Bill Clinton [3]. Alors que ce premier rapport établissait un état des lieux du « capital naturel » des Etats-Unis – soit la biodiversité et les divers services rendus par les écosystèmes – et appelait à mieux comprendre et à investir dans ce domaine, le nouveau document se consacre à explorer les solutions permettant de ralentir les dégradations constatées depuis le dernier bilan et à souligner les bénéfices économiques que l’on peut tirer du capital naturel.

John Holdren rappelle que les écosystèmes naturels et la biodiversité apportent des services aussi divers qu’essentiels à la collectivité, qui vont de la pollinisation des cultures au maintien de la fertilité des sols, en passant par la maîtrise des espèces nuisibles ou le maintien de la qualité de l’eau [4].

« La biodiversité rend des services d’une valeur inestimable » résume-t’il. Cependant, les écosystèmes sont soumis à des menaces liées directement ou non à l’action de l’homme, notamment la destruction d’habitats et la surexploitation des espèces. Holdren ajoute que le changement climatique, nouveau venu sur la liste de ces menaces et dont les effets ne sont pas encore pleinement compris, voit son importance croître rapidement et devrait contribuer significativement à la dégradation des écosystèmes dans les années à venir.

Afin d’enrayer cette dégradation, les gouvernements ne disposent que de deux leviers d’actions. Ils peuvent soit prendre des mesures pour décourager l’utilisation de ressources naturelles par le secteur privé et viser à rendre son développement moins dépendant de ces ressources ; soit agir directement sur les écosystèmes qui sont sous leur contrôle – comme les forêts, les parcs naturels et les lacs – en les protégeant et en restaurant leur état.

Dans cette optique, le rapport du PCAST recommande de systématiser la collecte et l’exploitation des données par les agences fédérales concernées, de mieux valoriser les services rendus par les écosystèmes et le capital naturel dans les processus de décision, d’optimiser les investissements fédéraux dans la protection de l’environnement et de renforcer l’utilisation de technologies de l’information vertes (éco-TIC) comme aide à la prise de décision.

M. Holdren a ensuite brièvement présenté les 6 recommandations majeures détaillées dans le rapport :

1. Le gouvernement fédéral devrait mettre en place et financer une Evaluation Quadriannuelle des Services des Ecosystèmes (QuEST). Cette étude devra présenter une vision d’ensemble et approfondie de l’état des écosystèmes américains. Elle devra également synthétiser les résultats scientifiques qui permettent de comprendre le fonctionnement et d’identifier les fonctions sociétales de ces écosystèmes. L’évaluation QuEST détaillera également les tendances, les pressions auxquelles sont soumis les écosystèmes, et fournira des recommandations pour les pouvoirs publics. La réalisation de cette étude devra être réalisée en étroite coopération avec celle du National Climate Assessment [5], une évaluation du changement climatique et de ses conséquences aux Etats-Unis, également réalisée tous les quatre ans.

2. A travers le Département d’Etat et l’OSTP, les Etats-Unis devrait prendre un rôle de leader dans le développement de la Plate-forme Scientifique Intergouvernementale sur la Biodiversité et les Services des Ecosystèmes (IPBES), initiative internationale visant à améliorer la connaissance scientifique de l’évolution de la biosphère, calquée sur le modèle du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) [6].  La contribution américaine à l’IPBES devra être coordonnée avec le travail effectué pour QuEST, et supervisée par le Conseil National pour la Science et la Technologie de la Maison Blanche (NSTC).

3. Les agences fédérales devraient réviser leurs méthodes de calcul afin de mieux prendre en compte la valeur réelle des services offerts par les écosystèmes et de l’intégrer au sein du processus de décision. En particulier, les efforts au sein de plusieurs agences dans ce domaine – l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA), le Département de l’Agriculture (USDA), et le Département de l’Intérieur (DoI) en premier lieu – doivent être poursuivis et étendus.

4. Les programmes fédéraux de protection de la biodiversité et des écosystèmes devraient être réformés afin de privilégier les meilleurs investissements environnementaux, c’est-à-dire ceux permettant d’obtenir un plus grand bénéfice environnemental pour une dépense moindre ou égale. Si un financement accru dans la protection et la restauration des écosystèmes est nécessaire, les 10 milliards de dollars (7,4 milliards d’euros) dépensés chaque année par le gouvernement fédéral dans ces activités ont le potentiel de dégager sensiblement plus de bénéfices environnementaux que le statu quo. Le Conseil pour la Qualité Environnementale de la Maison Blanche (CEQ) aidera dans cette démarche en évaluant et en identifiant les programmes concernés par cette recommandation.

5. Le gouvernement fédéral devrait identifier les domaines de recherche où le manque de données est particulièrement problématique, puis redéfinir les priorités et les financements des agences concernées pour y remédier. En particulier, l’OSTP et le CEQ devraient encourager et coordonner une coopération inter-agence dans le but de renforcer la surveillance écologique, une manière simple d’augmenter rapidement les informations disponibles sur l’évaluation et la gestion des écosystèmes.

6. Le NSTC devrait mettre en place une plate-forme informatique en libre d’accès visant à centraliser les données liées aux écosystèmes (données environnementales mais également socio-économiques et géophysiques) actuellement dispersées au sein de plusieurs agences fédérales. Cette plate-forme permettrait de faciliter le traitement et l’exploitation de l’information ainsi que l’apport de nouvelles données. Outre les gains financiers résultant de l’optimisation des coûts, cette initiative pourrait contribuer à faire émerger des normes de publication de données ainsi qu’à faciliter l’implication de la communauté scientifique, comme celle des autres parties prenantes, dans les processus de décision.

[1] « Pavan Sukhdev se fait le chantre de « l’économie verte » – Bulletins Electroniques n°266 – MARTY Gabriel – 14/11/2011 –
[2] « Sustaining Environmental Capital: Protection Society and the Economy » – President’s Council of Advisors on Science and Technology – Juillet 2011 – 145 pp. –
[3] « Teaming with Life: Investing in Science to Understand and Use America’s Living Capital » – President’s Council of Advisors on Science and Technology Panel on Biodiversity and Ecosystems – Mars 1998 – 105 pp. –
[4] Définition des Services fournis par les écosystèmes
[5] Présentation du National Climate Assessment
[6] Présentation de l’IPBES  (en français)

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68474.htm

Bonne année !!!!

4 janvier 2012