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Mobilisation contre l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction

28 mars 2010

Depuis 2002, le Code de la santé publique interdisait l’ajout ou l’utilisation de substances radioactives pour la fabrication de biens de consommation et de matériaux de construction.
Toute acquisition et cession de sources radioactives étaient sévèrement encadrées .

Ce n’est désormais plus le cas.
Le 5 mai 2009, Le ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire,  la ministre de l’économie,  de l’industrie et de l’emploi,  la ministre de la santé et des sports  et la ministre du logement  ont signé un arrêté qui permet de déroger à cette interdiction.  Cet arrété a été publié en dépit d’un avis défavorable de l’Autorité de sûreté nucléaire.

Cela signifie que demain, si EDF veut se débarrasser de ses gravats faiblement radioactifs générés par le démantèlement de la centrale de Brennilis, en Bretagne (la première centrale nucléaire française à être démantelée), elle aura la possibilité de les céder ou les vendre à une cimenterie. Celle-ci transformera les gravats en matériaux de construction, qui serviront ensuite à bâtir des bureaux, des logements, des écoles ou des hôpitaux…

Idem pour Areva. Si la multinationale ne sait que faire de fûts en métaux contaminés suite à un transport d’uranium, elle pourra les livrer à une fonderie qui le recyclera dans des produits de grande consommation : outils, véhicules, machines agricoles ou tuyaux (ce qu’avait déjà tenté de faire Areva en 2004

Seuls cinq catégories de produits restent exclues de toute dérogation : les aliments, les cosmétiques, les parures (bijoux), les jouets et les matériaux en contact avec les aliments et les eaux (les emballages par exemple).

…ce qui est censé nous rassurer.

Le 10 juillet 2009, la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) a adressé au conseil d’Etat un recours pour excès de pouvoir. La demande d’annulation de l’arrêté est bassée sur des arguments de légalité interne et externe.

Le 6 novembre 2009, sans attendre le résultat de la procédure contentieuse, la CRIIRAD a adressé une lettre ouverte aux 3 ministres compétents, Mme Bachelot, Mr Borloo et Mme Lagarde, leur demandant d’abroger l’arrêté. Depuis cette date, la CRIIRAD appelle également les citoyens, les consommateurs, les associations a se mobiliser et à demander aux autorités le maintien des interdictions et l’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009. Elle a mis, à partir de son site, des modèle de lettres pour tous ceux qui souhaitent participer à la campagne.

Cette campagne a été reprise par plusieurs médias…ICI

Pour conclure….. rien ne sert de flipper, il faut agir à temps…

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