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Public Eye Awards : le contre sommet de Davos

28 janvier 2010

Avec les Public Eye Awards (anciennement le Public Eye on Davos), la Déclaration de Berne (DB) et Greenpeace Suisse organisent depuis 2000 le contre-sommet critique du rendez-vous annuel du World Economic Forum (WEF) à Davos.

L’objectif est de montrer aux acteurs de l’économie mondiale les conséquences sociales et environnementales de leurs pratiques commerciales. Public Eye Awards décerne  des prix de la honte aux pires entreprises.

Pour des règles juridiquement contraignantes

« Avec la libéralisation du commerce, le pouvoir des multinationales s’est accru de manière vertigineuse. Les lois ne suivent plus et les déclarations d’engagement volontaire des entreprises ne soignent en fait que leur image. Qu’il s’agisse de breveter des médicaments essentiels ou d’exploiter sans scrupules des matières premières, ou des travailleuses et des travailleurs, la rapacité des Global Players réunis à Davos n’a pas de limites. Dans ces conditions et plus que jamais en cette deuxième année de crise, nous exigeons des multinationales qu’elles assument leurs responsabilités sociales et environnementales et qu’elles soient légalement amenées à le faire par les politiques. »

Alors, quel classement pour 2009 ?

« Le groupe pharmaceutique bâlois Roche et la Royal Bank of Canada sont cette année les « lauréats » des Public Eye Awards, décernés mercredi en marge du WEF à Davos.  La Déclaration de Berne (DB) et Greenpeace les sanctionnent pour leurs pratiques sociales et écologiques jugées « irresponsables ».

Roche

Les organisations reprochent au laboratoire bâlois de mener en Chine des tests pour un médicament sur plus de 300 organes sans dire d’où ils proviennent. Environ 90% des organes transplantés dans ce pays sont issus de détenus condamnés à mort, selon les ONG. La DB demande à Roche de cesser immédiatement ces tests.

Pétrole au Canada

La Royal Bank of Canada reçoit le prix dans la catégorie « global ». Les ONG reprochent à cet établissement bancaire son rôle de principal financier des producteurs de pétrole à partir des sables bitumineux. Ces entreprises exploitent  » le pétrole brut le plus sale du monde » dans la province canadienne de l’Alberta sur une superficie plus grande que la Suisse et l’Autriche réunies.

GDF-Suez venait en troisième position…..

Malgré l’opposition de la population locale et les critiques virulentes de la société civile brésilienne, péruvienne et bolivienne ainsi que celles de l’office pour la protection de l’environnement compétent, le groupe énergétique français GDF Suez, qui appartient en partie à l’Etat français, participe de manière déterminante à la construction du barrage Jirau sur le Rio Madeira. Plusieurs milliers d’indigènes seront déplacés de force et des surfaces forestières importantes seront défrichées. De plus, le fleuve et les régions qu’il traverse seront empoisonnés au mercure. La disparition de différentes espèces de poissons et une recrudescence de la malaria seront inévitables.

Pour la première fois, le jury a attribué un « Greenwash Award ». Ce prix revient au mandat pour l’eau de l’ONU, qui réunit des agences onusiennes, des ONG et des entreprises pour lesquelles l’eau représente la principale matière première.

Des groupes comme Nestlé, Coca Cola ou Dow Chemical font partie de ce « club » et prétendent lutter contre la crise de l’eau, mais poursuivent en réalité leur politique de privatisation de l’eau « sans tenir compte des normes écologiques et sociales », dénoncent les ONG.

Prise de conscience politique

« La crise financière durable a mis en évidence de façon implacable les erreurs systémiques du capitalisme tel que nous le connaissions, indiquant ainsi la voie d’une thérapie possible », a estimé le Prix Nobel d’économie Joseph E. Stiglitz dans son discours d’ouverture retransmis par vidéoconférence. Mais « les fondamentalistes du marché » tentent « d’affaiblir la nouvelle prise de conscience politique », a-t-il prévenu.

Les Public Eye Award
sont décernés en marge du Forum économique mondial (WEF) depuis onze ans. Greenpeace s’est jointe à la Déclaration de Berne en 2009. Parmi les nominés de cette année figuraient aussi l’entreprise de communication Farner PR et le Comité international olympique (CIO).

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